27 faits surprenants à propos des startups

27 faits marquants que la plupart des gens ignorent des startups

Ah les startups! Peu importe où votre regard se posera, il y a de grandes chances que ce nouvel anglicisme arrive dans votre champ de vision. Que vous ouvriez un journal – béni soit ceux lisant encore un bon vieux journal sorti des rotatives – flâniez sur le Web, regardiez le sacro-saint JT, où même discutiez avec vos amis, vous n’échapperez pas aux startups. Connaissez-vous les notions de "Business Angels" et de "Fonds d'investissement" ? Ces investisseurs qui aident les entrepreneurs à changer le monde !

Grâce à cette infographie vous allez tout savoir sur le business juteux des startups !

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Les startups repensent l'ensemble de notre société

Plus moyen de faire un pas sans avoir recours à elles. N’appelez plus un taxi, mais un Über,  ne réservez plus d’hôtel mais une chambre sur Airbnb, ne prenez plus le train mais choisissez un covoiturage sur BlaBlaCar, n’allez plus chez votre libraire indépendant préféré mais commandez sur Amazon.

Et encore, ce ne sont que les faces visibles de l’iceberg. Il y en a tellement qui prolifèrent en silence, attendant le succès soudain, prêt à s’immiscer dans vos vies. Mais le succès des Facebook, Twitter, Instagram, WhatsApp, se chiffrant en milliards, à de quoi faire tourner la tête. Jusqu’a se dire : « Pourquoi pas moi ? »

Devenir entrepreneur n’a jamais semblé aussi simple, aussi facile. Le mythe du self-made man revisité à la sauce numérique a le vent en poupe. La faute notamment à la pop-culture, où les références à ce monde merveilleux, où tout paraît si simple, sont légion. Citons, pêle-mêle les deux biopics sur Steve Jobs, la série Sillicon Valley –  au demeurant très drôle – et les nombreux bouquins « How to … ». Regardez autour de vous et comptez le nombre de jeunes  se lançant dans l’entreprenariat, faute d’autre horizon. Si bien, qu’on en vient à se demander si tout le monde ne passera pas par là un jour, à un moment de sa vie.

Puis, les informations sont surabondantes, accessibles en un clic. Nombres de conférences – coucou les TED Talks –, d’articles divers, de publication spécialisées, de plateforme d’écriture — coucou Medium. En moins de temps qu’il n’en faut pour respirer, vous deviendrez un crack sur les startups et leurs nébuleuses (économie, croissance, rituels de réussite).

 

Au fait, c'est quoi une startup ?

Tout cela est bien beau, mais au final la notion de startup n’est pas aisée à définir. Arrêtez un passant dans la rue, il saura vous citer de multiples noms, mais sera incapable de définir clairement ce qu’est une startup. Après tout, quelles sont les différences entre une entreprise traditionnelle et une quelconque startup ?

Tentons ici une définition empirique, glanée au fil de lectures fortuites. L’objectif d’une startup est de résoudre un problème donné, en l’abordant par un angle nouveau, inédit, la plupart du temps grâce à l’apport des solutions numériques. Souvent, elle a une idée, une solution innovante, avec un potentiel.

Il lui faut ensuite convaincre des investisseurs du bien-fondé de leur démarche, pour lever des fonds, développer leur solution. Il s’agit d’un pari sur l’avenir avec un alléchant retour sur investissement. C’est à cet instant là qu’apparaissent les gros-titres. « La start-up x vient de lever x millions », « Monsieur Z a réussit à convaincre telle grosse entreprise d’investir/racheter son concept ».

Toutefois, ces succès d’estime interrogent. Pourquoi certaines startups arrivent-elles a susciter tant d’enthousiasme, au point d’investir des millions sur une idée en gestation ? Grâce à leur approche nouvelle, leur processus disruptif qui suscitent tant d’espérances.

Les success stories qui changent les codes

Vous connaissez certainement cette rengaine : « Uber est le plus gros service de taxi sans posséder de taxi, Airbnb le plus gros logeur sans détenir aucune chambre d’hôtel, Amazon le plus gros vendeur de livres sans disposer de librairie ».

Ces anciennes startups, devenues aujourd’hui multinationales, proposent les mêmes services que les entreprises traditionnelles à un moindre coût, se concentrant sur l’essentiel du problème à résoudre. Pour comprendre plus en détails les différentes modalités et processus d’implantation, je vous recommande les deux articles suivants, bien plus détaillés et informés. (Article 1, Article 2)

Une des raisons de leur réussite est aussi leur fonctionnement en opposition face aux entreprises traditionnelles. Il ne s’agit pas de créer une entreprise pérenne, prospère, mais de répondre à un besoin de manière rapide, réactive, flexible. Ensuite, seulement vient le temps de l’installation durable.

On l’a bien vu avec la crise des taxis face à Über, les startups viennent bouleverser les codes établis. Par leur modèle économique féroce, voraces, barbares osent cetains, elles établissent des changements dans la structuration des marchés établis, grâce à leur grande responsivité face aux changements des usages.

C’est une de leur force majeure, à tel qu’elles en viennent à inventer de nouvelles pratiques, enracinées dans le comportement de chacun. Une question simple : quand avez vous pris le train pour la dernière fois ? Si vous êtes un membre de la génération X, Y ou Z il se peut bien que vous ne vous en souveniez plus. Tout simplement parce que vous faites du covoiturage à des tarifs sur lesquels la SNCF ne pourra jamais s’aligner.

Entreprendre n'est pas si simple

Néanmoins, tout n’est pas si rose dans le monde des startups. Pour une idée utile, intéressante, pratique, combien de concepts foireux voués à la décrépitude certaine ? Combien de pitch vaniteux, créant un besoin artificiel, monté de toute pièce par la révolution numérique ? Pensez par exemple à cette application– populaire aux Etats-Unis – permettant de louer quelqu’un pour faire la queue à votre place. Ou bien à l’application Yo, sous le feux des projecteurs pendant un temps, pour avoir levé 1,5 million de dollars, limité à une seule fonctionnalité, envoyer des Yos à ses amis.

Quelle valeur se crée, quels bénéfices existent-t-il à ses usages là ? N’est-ce pas que du vent, du bruit, engendré par la rapidité, la brièveté de la proposition ? Ne serait-ce pas qu’un moyen de connaître le fameux quart d’heure de célébrité si cher à Warhol ? Proposer une idée semi-excitante pour passer sous le feu des projecteurs et sombrer dans les limbes la minute suivante ?

Cette sphère, à vouloir aller trop vite en oubli que la chute peut arriver. Rappelons nous que les plus anciennes entreprises du numérique sont encore récentes : Microsoft, 1975, Apple 1976. Rien n’est garant de leur pérennité. Souvenons nous de MSN, notre chat préféré. Qui s’y aventure encore aujourd’hui ?

Pour finir sur une note pensive, laissons le mot de la fin à Milan Kundera, résumant parfaitement la fragilité de ce jeune écosystème :

Or je préfère inverser cette affirmation et dire : notre époque est obsédée par le désir d’oubli et c’est afin de combler ce désir qu’elle s’adonne au démon de la vitesse ; elle accélère le pas parce qu’elle veut nous faire comprendre qu’elle ne souhaite plus qu’on se souvienne d’elle ; qu’elle se sent lasse d’elle-même ; écœurée d’elle-même ; qu’elle veut souffler la petite flamme tremblante de la mémoire. (La Lenteur, 1995)


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References


 

 
Mai 11, 2016